13
décembre 2018

Le philosophe Bernard Stiegler préfère les "Territoires apprenants contributifs" aux "smart cities"

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De passage à Grenoble, le philosophe et directeur de l'Institut de recherche et d'innovation (IRI), Bernard Stiegler, est venu parler de l'avenir des villes. En 2050, six millions de personnes habiteront en zone urbaine, soit 70 % de la population mondiale. "Ces villes seront des smart cities, soit des espaces urbains qui se nourriront de leurs propres données (...) Mais quelle place pour le vivre ensemble dans cette datacratie", interroge Thierry Menissier, philosophe, en préambule de l'intervention de Bernard Stiegler, auteur d'une trentaine d'ouvrages sur l'impact des technologies dans la société. Dans les villes numériques telles qu'elles sont à l'œuvre, le directeur de l'IRI ne donne pas cher des savoir-faire des individus, relégués au second plan par des robots plus efficaces. Les smart cities, moteurs de l'automatisation généralisée de la société vont asservir de plus en plus leurs habitants, prolétarisant nombre de professions, "une personne sur deux en France" à moyen terme, déclare le philosophe s’appuyant sur des rapports du MIT et d’Oxford. "Les smart cities, c'est du marketing opportuniste d'investisseurs spéculatifs", condamne le philosophe, concédant néanmoins : "il ne faut toutefois pas les mépriser, il y a des choses très concrètes que l'on peut s'approprier". Demeure une (...)

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