24
septembre 2017

Avancées décisives sur l'Ile de Nantes

Projets urbains
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Sur l’Ile de Nantes, le chantier du futur CHU a démarré depuis quelques mois, avec la démolition de vieux sites industriels, face à la Loire : le Hangar 24 et la Fabrique à Glace. Le 20 juin dernier, une nouvelle étape a été franchie avec la présentation de l’avant-projet sommaire (APS). Une véritable aventure en soi puisqu’elle a mobilisé plus de 850 personnes, entre la maîtrise d’œuvre, bien sûr, et des représentants hospitaliers. "Nous sommes restés fidèles à nos ambitions du début, à notre projet architectural", a précisé l’architecte, Jean-Philippe Pargade. A savoir un concept de "ville-hôpital", qui s’intègre au quartier en pleine mutation et dont il est appelé à devenir la locomotive.

"Ce projet anticipe également les évolutions futures en matière de médecine", poursuit-il. "Il nécessite donc beaucoup d’adaptation et d’intuition". Jean-Philippe Pargade fait notamment référence au développement du numérique, mais aussi de la télémédecine, de l’ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile (HAD) qui font que nous "aurons moins besoin d’espace demain qu’aujourd’hui. L’enjeu est de sortir de l’hôpital-machine".

Le déplacement du parc métropolitain par le duo Osty/Schorter, l’équipe d’urbanistes aux manettes du projet Ile de Nantes depuis février 2017, n’a, semble-t-il, pas bouleversé les plans de Jean-Philippe Pargade et d’Art and Build. Seule conséquence, la disparition du "parkway", qu’ils avaient dessiné à l’ouest du site. "Nous allons traiter différemment cette espace", concède l'architecte. Pour lui, "le défi est de bâtir un CHU de cette dimension [225 000m2 sur une emprise de 10 ha] en centre-ville". Et même sur une île, pourrions-nous ajouter, avec de nombreuses interrogations sur le plan de l’accessibilité.

A en croire les acteurs, le but n’est d’ailleurs pas que les patients comme les soignants se rendent en voiture dans cet établissement. La métropole a notamment prévu deux nouvelles lignes de tramway. L’autre pari étant qu’elles soient en service en 2026, année de livraison de l’ensemble des bâtiments.

Les voies ferrées vont disparaître

Une autre étape a été franchie lors du Conseil métropolitain du 26 juin. Les élus ont en effet approuvé une convention de financement partenariale pour transférer toutes les infrastructures ferroviaires qui traversent le cœur de l’Ile, plus loin, à l’est de la ville. Elles déménageront précisément au Grand-Blottereau, où SNCF Réseau, propriétaire de l’emprise, réalise déjà les opérations de maintenance de ses trains de marchandises. "C’est une opportunité pour SNCF Réseau qui rassemblera ses opérations en un lieu, et pour Nantes Métropole, d'enclencher le processus urbain sur cette partie de l’Ile", a souligné Bertrand Affilé, vice-président en charge des déplacements et des transports publics.

Le faisceau ferroviaire s’étend sur 13,5 ha. A terme, 1 200 logements, de nouveaux équipements et une voie de tramway seront aménagés sur cet espace. Le coût global des études relatives au transfert est estimé à 6,9 M€. Celui-ci est réalisé dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) 2015-2020. Son financement se répartit entre Nantes Métropole (43,5 %), la Région Pays-de-la-Loire (43,5 %), l’Etat (10 %) et SNCF Réseau (3 %). C’est un "vieux dossier" qui est donc sur le point d’être clos, puisque les premières études dataient de 2005.

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