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Et de deux ! Le 11 janvier, pour la seconde fois, les présidents des sept départements franciliens ont réuni la presse pour défendre leur échelon territorial et leur vision du Grand Paris (cf. p. 2). Présents à leurs côtés cette fois-ci, le président (LR) du Sénat, Gérard Larcher, et la région Ile-de-France, représentée par Marie-Carole Ciuntu. Logique : tous militent pour une métropole au contour régional.

Les élus ont insisté sur "la méthode insupportable" de l'exécutif. Le schéma que "la technostructure" privilégierait, selon "des bruits de couloirs", "corroborés par plusieurs échanges", "n'a jamais été débattu ni concerté avec nous", souligne François Durovray (LR, Essonne). "Aucune étude d'impact" n'a été réalisée, ajoute Christian Favier (PCF, Val-de-Marne), qui craint pour la cohésion sociale, dont les départements sont un des garants, selon l'élu. "Nous ne voulons pas d'une recentralisation en marche", lance Gérard Larcher, mais "un vrai débat", réclame Stéphane Troussel (PS, Seine-Saint-Denis). Ce dernier, qui "croi[t] au Grand Paris", comme "outil de développement" et non comme "un objet administratif", rappelle l'intérêt premier de faire métropole : lutter contre les inégalités sociales et territoriales. "Après leur énième big bang, est-ce que les impôts des habitants de Clichy-sous-Bois ou de Montfermeil seront-ils toujours plus élevés que celles de Paris ? C'est la seule question qui m'intéresse !". Le "combat pour la décentralisation" est lancé. Reste à savoir s'il influencera le gouvernement d'ici la tenue, a priori à la mi-février, de la Conférence des territoires du Grand Paris.