10
décembre 2019

L'édito - Equilibres

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D’Euralille à l’Ile de Nantes, le fait métropolitain trouve souvent son impulsion dans un projet urbain fondateur et capable d’irriguer autour de lui (lire notre dossier page 18). Pourtant l’espoir du "ruissellement" ne suffit pas : la métropole se construit par l’équilibrage des territoires et des fonctions, et en évitant les concurrences internes. L’impulsion se couple donc nécessairement avec une stratégie de reconquête des sites en difficulté. Sous prétexte d’atteindre une masse critique dans sa compétition avec les autres métropoles, la ville-centre ne doit pas vampiriser le fait urbain ni, seule, concentrer la qualité urbaine.
Cela implique d’additionner les projets structurants de grande échelle et ceux de petite échelle, dans les petites communes. Cela implique aussi la difficile mise en cohérence des objectifs entre communes membres, au service d’un "intérêt général métropolitain" qui dépasse la juxtaposition de projets, une métropole co-construite avec les élus locaux et associant l’ensemble des parties prenantes – urbanistes, techniciens, opérateurs immobiliers, habitants…- pour que chacun y trouve sa place.
Des sujets transverses comme la protection du patrimoine et des ressources naturelles, l’amélioration des conditions de déplacement, l’accessibilité aux services publics et le développement économique forment évidemment la trame d’une métropole bien vécue.