20
août 2019

L'Etat libère du foncier pour construire plus de 2 000 logements sociaux à Paris

Le logement
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Afin d’accroître la production de logement dans la capitale, notamment de logement social dans les arrondissements qui sont aujourd’hui en dessous des objectifs fixés par la loi SRU, les services de l’Etat et de la Ville de Paris ont trouvé un accord pour la création de plus de 2 000 logements sociaux.

L’Etat va ainsi libérer du foncier dans plusieurs endroits de la ville. Une partie de l’Ilot Saint-Germain (7e), représentant près de 14 000 m2 de surface hors rez-de-chaussée et sous-sol occupée par l’Armée de Terre, sera par exemple cédé à un bailleur social de la capitale en vue d’y réaliser des logements sociaux et des équipements publics. L’Etat vendra "au prix du marché" l’autre partie de l’ilot qui ne sera pas occupée par des logement sociaux.

L’accord prévoit que l’Etat puisse réaliser un garage et des bâtiments administratifs pour les services de la Préfecture de Police dans le secteur de la Porte de la Villette (19e), sur trois parcelles intégrées au futur projet urbain représentant 8 800 m2 au sol. La Ville ou son aménageur va acquérir le reste des terrains, démolis et dépollués, en vue de lancer une opération d’aménagement prévoyant au moins 550 logements. Les immeubles correspondant aux casernes Minimes (3e) et Chalvidan (16e), propriétés de la ville de Paris, seront libérés de façon anticipée par l’Etat à l’été 2017 au plus tard pour la première et à l’été 2018 pour la seconde. Le site de la caserne Gley (18e) également.

De son côté, la ville lèvera la réserve de logement intermédiaire qui avait été prévue sur le 1–3 rue Jules Breton (13e) et n’inscrira pas de réserve sur le 2–4 rue Jules Breton, un "effort de la ville permettra à l’Etat de vendre ces deux adresses sur le marché au meilleur prix".

Paris Habitat et la RIVP bien servis

La ville libérera de contraintes de logement social ou intermédiaire, hors servitude générale du PLU portant sur tout programme de logement de plus de 800 m2, les adresses suivantes, propriétés de l’Etat : 36 quai des Orfèvres (1er), 27 rue du Mont Thabor (1er), 4 rue Mondovi (1er), 120 rue du Cherche Midi (6e), Musée Ernest Hébert, 87 rue du Cherche-Midi/2 rue Ferrandi (6e), 5 rue Garancière (6e), 4 rue Cambacérès (8e), 8 rue de Penthièvre (8e), 32–34 rue de Galilée (16e), 10–12 rue de Lubeck (16e), 11 rue de Galilée/40 rue Amiral Hamelin (16e), 40 avenue d’Iéna (16e), 58 boulevard Arago (13e), 47 avenue Jean Jaurès (19e), 66 rue des Orteaux (20e), ainsi que les biens objets de dons et legs.

Paris doublera les réserves pour logement social de périmètres de localisation en faveur de l’enseignement supérieur ou de la recherche sur le 69 quai d’Orsay (7e) et la Caserne Lourcine (13e), ainsi que la réserve LS 100–60 sur le 14 rue Perrée (3e) d’un périmètre de localisation pour équipement de sécurité. Par contre, aucune réserve de logement social n’aura lieu sur le 12–56 rue Claude Bernard (5e), en contrepartie de quoi ce site restera dédié très majoritairement à l’enseignement supérieur ou la recherche (au moins 15 000 m2).

Du côté des bailleurs, le garage Jean Jaurès (19e), propriété de la Préfecture de Police, va être acquis par Paris Habitat avant fin 2016 pour réaliser 150 logements environ. Le bailleur pourra aussi acheter les deux parcelles du 64–66 boulevard de l’Hôpital et du 9–25 rue des Wallons (13e), pour un programme intégrant 50 % de logements sociaux. La RIVP va acquérir le site de Telecom Paris Tech au 32–56 rue Barrault (13e) afin d’y réaliser un programme intégrant, outre l’INRIA, des logements sociaux et intermédiaires, familiaux et étudiants. La cession de ce site permettra de financer les réimplantations attendues sur le plateau de Saclay. La RIVP va également acquérir le 2 Cité Charles Godon (9e).

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