19
mars 2019

François de Rugy, le pragmatique, succède à Nicolas Hulot

Politique
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L’uto­piste laisse place au prag­ma­tique. Ce mardi 4 septembre, à l’hôtel de Roque­laure, Nico­las Hulot a passé le relais à François de Rugy. Le désormais ancien ministre espère que son succes­seur, 45 ans cette année et jusqu’a­lors président de l’As­semblée natio­nale, réussira là où il dit avoir échoué : rassem­bler « deux cultures : l’écono­mie et l’écolo­gie ».

François de Rugy, mili­tant écolo­giste de longue date et membre du parti d’Em­ma­nuel Macron depuis 2017, arbore déjà un style plus terre à terre. On le dit plus « réaliste » que son prédécesseur, dont il a salué et listé les actions concrètes. « Je m’ap­puie­rai sur ces acquis précieux que tu as gagnés pendant ces quinze derniers mois ».
Le nouveau ministre entend agir « avec méthode, détermi­na­tion et persévérance », et rappelle que "l’écolo­gie n’est pas une contrainte mais une oppor­tu­nité", d’abord « pour les condi­tions de vie de chacune et de chacun », ainsi qu’une « formi­dable oppor­tu­nité écono­mique, pour créer des acti­vités nouvelles, et des emplois ». Il l’as­sure, « le progrès c’est l’écolo­gie ». Et « ce ne sont plus les Français qu’il faut convaincre » ; c’est d’ailleurs sur les aspi­ra­tions de la société civile – citoyens et asso­cia­tions – qu’il compte s’ap­puyer. Puis « fédérer et rassem­bler » les parle­men­taires « pour dépasser les conser­va­tismes ». Sa méthode, il la fonde "sur le dialogue", et « la décision », pour « négocier oui, mais avan­cer toujours », car « il y a des chan­tiers impor­tants », dont la poli­tique de l’énergie ou encore la loi LOM (Loi d’orien­ta­tion des mobi­lités), actuel­le­ment en Conseil d’Etat. 

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